jeudi 2 juillet 2009

Décès à Bruxelles du sénateur congolais Bemba Saolona

Le sénateur congolais Jeannot Bemba Saolona, père de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi à l'hôpital Saint-Jean de Bruxelles, où il avait été conduit après un malaise dans la soirée, a rapporté l'agence congolaise de presse (ACP).

Cet ancien homme d'affaires, qui fut longtemps président de la confédération patronale zaïroise, était âgé de 67 ans.

Lundi, il avait encore assisté à La Haye à l'audience de la Cour pénale internationale (CPI) qui devait statuer sur une demande de libération provisoire introduite par la défense de son fils, Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République et président du Mouvement de Libération du Congo (MLC, une ex-rébellion muée en parti politique).

Jean-Pierre Bemba, qui est également sénateur, avait été arrêté en mai 2008 à Rhode-Saint-Genèse en vertu d'un mandat émis par la CPI, qui lui reproche des exactions et crimes de guerre commis par ses troupes en République centrafricaine entre octobre 2002 et mars 2003.

Né le 3 septembre 1941 à Libenge, dans la province de l'Equateur (nord-est de la République démocratique du Congo), Jeannot Bemba Saolona était le PDG des sociétés du groupe SCIBE et considéré à ce titre comme la plus grosse fortune de l'ex-Zaïre.

Ancien président de l'Association des entreprises du Zaïre sous le régime du maréchal Mobutu Sese Seko - ce qui lui avait valu le surnom de "patron des patrons" -, il avait été nommé ministre de l'Economie nationale et de l'Industrie en mars 1999 par le président Laurent-Désiré Kabila (le père de l'actuel chef de l'Etat, Joseph Kabila), avant de quitter cette fonction en juin 2000.

En juillet 2003, il avait été désigné sénateur au Parlement de transition sur le quota du MLC dirigé par son fils.

Il avait enfin été élu sénateur dans son fief de l'Equateur en janvier 2007, toujours sur la liste du Mouvement de Libération du Congo. (belga)
02/07/09 10h36

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jeudi 18 septembre 2008

Congo: les nuages s'amoncellent à l'Est!

Par KongoTimes!


Le ton est brusquement monté entre les principaux acteurs de la scène orientale de la RDC. Alors que des combats ont repris, que Nkunda exige l’évaluation des résultats de la Conférence de Goma, le Rwandais Paul Kagamé s’en prend violemment aux autorités congolaises, qui n’ont toujours pas trouvé les mots qu’il faut pour remettre les pendules à l’heure.

Cela se murmure dans les représentations diplomatiques et les missions résidentes des institutions internationales et des agences de l’ONU. Où l’on s’étonne que la RDC officielle n’ait pas fait montre d’une grande compassion et de beaucoup de solidarité à l’occasion du récent crash de Bukavu dans lequel on péri des agents du personnel humanitaire…

Une bourde diplomatique de trop ? Seul l’avenir le dira…Reste que les victimes du crash de Bukavu sont mortes alors qu’elles étaient en mission dans cet Est de la RDC passé depuis plus d’une dizaine d’années bientôt au statut de foyer d’instabilité et zone de détresse.

Pour preuve, la nouvelle poussée de fièvre caractérisée par le retour aux affrontements armés entre différents protagonistes de cette guerre qui n’en finit pas. La conférence de Goma sur la paix, la sécurité et le développement dans les Kivu, tout comme l’Acte d’engagement et le programme Amani qui en ont été le corollaire logique auraient donc bruyamment volé en éclats.

Pire, le ton est brusquement monté entre les principaux acteurs de la scène orientale de la RDC. Des ministres se sont publiquement interrogés sur le rôle et la mission de la Monuc en RDC. D’autres ont appelé celle-ci à imposer la paix par la force. Enfin, alors que la population « manifestait » contre la force de l’ONU la semaine dernière dans certaines localités du Nord-Kivu, des officiels congolais ont appelé à la mise en place d’une opération « Artémis » pour sécuriser la zone, signe à la fois de nervosité et d’impuissance.

Rupture de la confiance

En guise de réponse, la Monuc a parlé de manipulation de la population. Une accusation gravissime que les autorités congolaises n’ont même pas tenté de récuser, au risque d’être à leur tour accusées de mauvaise foi. Mais la mission onusienne ne s’est pas limitée là.

Elle est allée, par la bouche de son commandant en chef, Babacar Gaye dans une interview à Radio Okapi, jusqu’à faire des révélations sur les nouvelles positions acquises par les Fardc après les derniers affrontements, ainsi qu’à soulever des interrogations sur le sérieux avec lequel est conduit le programme Amani. En fait, une manière comme une autre de tordre subtilement le coup à certaines idées reçues.

Bref il y a aux yeux des analystes comme une rupture de confiance, qui fait craindre le retour de la guerre comme moyen de faire bouger les lignes. Ce que pourrait du reste suggérer à certains esprits le bilan somme toute discutable de huit mois de programme Amani. Les groupes armés sont toujours opérationnels. Les réfugiés et les déplacés n’ont pas rejoint leurs milieux naturels.

L’armée est toujours loin de l’intégration souhaitée, et les leaders des différents mouvements qui opèrent sur le terrain n’ont pas le sentiment d’avoir ni tiré les dividendes politiques ni les garanties sécuritaires et judiciaires, en termes d’amnistie, de leur signature de l’Acte d’engagement.

Pour les observateurs, les questions soulevées par Babacar Gaye ont, au minimum, un mérite. Elles apportent non seulement des réponses à certaines interrogations de l’opinion, mais elles jettent aussi et surtout un nouvel éclairage sur ce que pourrait être, dans les jours et semaines à venir, la doctrine de la Communauté internationale face à la crise de l’Est de la RD Congo.

En d’autres termes, la crainte serait de voir Nkunda s’investir dans un activisme pour le moins intéressé sinon opportuniste au profit d’une nouvelle dynamique que ne dédaignerait pas nécessairement la Communauté internationale, et qui serait l’expression de la lassitude de cette dernière face à l’absence de progrès concrets non seulement dans l’ensemble du processus de paix mais aussi et surtout dans la mise en œuvre du programme Amani, dont les animateurs sont de plus en plus accusés de s’embourgeoiser.

Le pavé de Kagamé

De là à opposer l’absence de volonté politique de la part de Kinshasa à la capacité d’organisation dont ferait montre le CNDP dans les zones sous son contrôle, ou encore au manque de garanties sécuritaires pour les réfugiés et les déplacés, on se retrouverait, brutalement, devant l’hypothèse d’un Kosovo à la congolaise comme aire d’expression et de sécurité pour les minorités à tort ou à raison considérées comme brimées dans un ensemble qui leur serait globalement hostile.

On comprend donc comment et pourquoi le chef de l’Etat rwandais a jugé utile d’enfoncer le clou dans un contexte qui a tendance à mettre en avant ce qu’il appelle déficit de management, absence de volonté politique et excès de manipulation de la part des autorités congolaises.

Au demeurant, tout porte à croire, en lisant l’interview que le leader rwandais vient d’accorder au quotidien bruxellois « Le Soir », que ce dernier connaît bien le Congo et les Congolais, leurs points forts mais surtout leurs grandes faiblesses.

Que Paul Kagamé tout comme Laurent Nkunda sait lire les tendances en cours au sein de la Communauté internationale, au point qu’il n’a pas hésité à jeter un véritable pavé dans la mare afin de susciter un nouveau rapport de force qui lui serait favorable ou, à tout le moins, qui aiderait à fragiliser la position des autorités congolaises.

Lesquelles lui ont fait une sorte de cadeau en n’affichant pas leur solidarité avec les victimes du crash de l’avion des humanitaires à Bukavu, et surtout en ne prenant pas des gants pour se lancer dans une nouvelle série d’attaques verbales contre la mission de l’ONU en RDC.

Le nouvel appel de l’Est pourrait donc être la confirmation de l’impuissance des Congolais face à la crise. Mais aussi l’expression d’une volonté délibérée de certains acteurs de faire bouger les lignes en leur faveur.



Kenge Mukengeshayi

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lundi 23 juin 2008

Les favoris ont gagné dimanche lors de la 4e journée des qualifications combinées de la Coupe du monde et de la Coupe d'Afrique des nations 2010. Avan

Les favoris ont gagné dimanche lors de la 4e journée des qualifications combinées de la Coupe du monde et de la Coupe d'Afrique des nations 2010. Avant de partir en vacances, la RD Congo (5-1 contre Djibouti), le Bénin (2-0 contre le Niger), la Côte d'Ivoire (4-0 contre le Botswana, doublé de Sékou Cissé), le Ghana (2-0 contre le Gabon), la Guinée (4-0 contre la Namibie, triplé d'Ismael Bangoura) et le Mali (3-0 contre le Soudan, doublé de Seydou Keita) ont fait un grand pas vers le tour suivant.

L'Egypte, championne d'Afrique en titre, surprise par le Malawi la semaine dernière à Blantyre (1-0), a réagi au Caire face aux mêmes Malawites (2-0). Les Pharaons recollent aux Congolais en tête du Groupe 12. Le coleaders se disputeront la suprématie le 7 septembre. La surprise est venue de Maputo où le Mozambique, qui ne comptait qu'un seul point en trois matches s'est largement imposé (3-0) face à Madagascar, invaincu jusqu'alors dans le Groupe 7.

RD Congo : 13 buts en quatre matches

Un seul pays, le Nigéria, victorieux (2-0) de la Guinée équatoriale, samedi, est d'ores et déjà assuré de sa qualification pour le troisième tour (*). Samedi, le Cameroun, le Sénégal, le Burkina-Fasso, le Maroc et la Tunisie (pour le dernier match de Roger Lemerre à la tête de la sélection) l'avaient également emporté. Vendredi, l'Algérie avait fait de même. Outre le triplé en moins de 20 minutes du Guinéen Ismael Bangoura (Dynamo Kiev, ex-Le Mans), c'est l'efficacité de la RD Congo qui a marqué les esprits ce week-end (5 nouveaux buts pour un total de 13 en quatre matches, meilleure moyenne du continent).

(*) Les 12 vainqueurs de chaque groupe, ainsi que les huit meilleurs deuxièmes joueront le troisième tour. Ces 20 équipes s'affronteront sur la base de cinq groupes de quatre, en matches aller-retour. Cinq équipes seront alors qualifiées, en plus de l'Afrique du Sud, pays organisateur de la Coupe du monde 2010.

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samedi 20 octobre 2007

Shinkolobwe : et si finalement c'était les Chinois ?

Shinkolobwe : et si finalement c'était les Chinois ?

Ce blog avait attiré votre attention il y a quelque temps sur la mine d'uranium de Shinkolobwe en République Démocratique du Congo et les diverses tribulations de son exploitation. Vous vous souvenez que la société britannique Brinkley Mining avait signé en juillet dernier le contrat visant à la fois l'exploitation de la mine mais aussi la sécurisation de la mine et des exportations d'uranium et autres matières radioactives (cobalt notamment).

Patatras, le contrat entre la RDC et Brinkley vient d'être brutalement remis en cause il y a quelques jours (RDC1.pdf) ! Au même moment, le gouvernement congolais annonçait la conclusion d'un prêt de cinq milliards de dollars avec la Chine pour rénover ses infrastructures sanitaires, éducatives, de tranport et minières. La Chine souhaite être notamment remboursée en titres miniers, titres dont la RDC regorge...

Y-a-t-il un lien de cause à effet entre l'éviction de la Brinkley de Shinkolobwe et l'arrivée de la Chine en RDC : aux lecteurs de ce blog de se faire une opinion et peut-être d'apporter d'autres éléments d'appréciation ?
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Depuis quelques années, l'économie chinoise est devenue importatrice nette de pétrole, gaz et autres minerais, afin d'alimenter sa croissance soutenue et ses énormes besoins énergétiques, à la mesure du pays. On a beaucoup commenté et glosé sur le rôle de la Chine dans la tragédie du Darfour (soutien au gouvernement soudanais en échange de permis d'exploitation pétrolière) – les Chinois sont-ils les premiers dans ce genre de diplomatie ?, mais il n'y a pas que le pétrole dont la Chine a grandement besoin pour sa sécurité énergétique.

La Chine a aussi faim d'uranium, comme l'atteste officiellement le 11ième plan chinois pour l'industrie nucléaire. Celui-ci fournit deux données fondamentales pour qui veut comprendre l'avenir du nucléaire en Chine et l'impact structurant de la demande chinoise sur le marché de l'uranium pour les 20 prochaines années :

- la part du nucléaire dans l'équation énergétique chinoise devra passer de 0.7 GW (gigawatts), le niveau de 2004, à 12 GW en 2010 et 40 GW en 2020 ! Concrétement, cela veut dire que la Chine va devoir construire une moyenne de trois réacteurs nucléaires par an d'ici 2020 pour atteindre les 40 GW ! Les industriels du secteur se frottent déjà les mains pour cet énorme marché (à noter la prochaine signature du contrat de vente de deux réacteurs EPR de 1.6 GW par Areva...);

- qui dit réacteurs dit uranium pour alimenter ceux-ci...par conséquent, les planificateurs chinois ont calculé que la Chine aurait besoin de 4 fois plus d'uranium que les niveaux actuels. Il faut savoir qu'un réacteur de 1 GW consomme en moyenne 600 tonnes d'uranium la première année puis 200 tonnes par an (on recharge le réacteur avec du combustible frais à raison du tiers tous les ans).

Etant donné que les ressources en uranium sur le territoire chinois sont très faibles (à peine 1 % des réserves mondiales), on commence à entrevoir toutes les manoeuvres que va devoir déployer la Chine pour accéder aux sources d'approvisionnement dans le monde, et singulièrement en Afrique (voir à ce sujet la note sur la redistribution des cartes de l'uranium au Niger).

Pour arriver aux objectifs fixés par le plan, les autorités chinoises ont décidé, suite aux suggestions de la Commission à la science et technologie et à l'industrie pour la défense nationale de constituer un « stock stratégique », afin de sécuriser au maximum l'approvisionnement des centrales nucléaires chinoises. Cette réserve stratégique sera la troisième du genre en Chine, après les réserves de pétrole et de grain.

Pour constituer ce stock stratégique, la découverte et l'exploitation de nouvelles mines d'uranium est une priorité, on l'a bien compris. D'abord, exploration en Chine même : région autonome du Xinjiang, aux confins du Tibet (on comprend d'autant mieux à cette aune la répression des mouvements autonomistes ouighours...) et Mongolie intérieure (bassin de l'Ordos notamment). Ensuite, demande de permis d'exploration chez les proches voisins de la Chine, notamment le Kazakhstan, troisième possesseur d'uranium au monde, et pourquoi pas la Corée du nord (les retombées du plan de dénucléarisation de la péninsule coréenne seront à suivre de près de ce point de vue...). Enfin, la Chine cherche à conclure des contrats d'approvisionnements à long terme avec l'Australie (je reviendrais sur ce point dans un proche avenir, car ceci montre les relations étroites entre commerce de l'uranium et politique de non-prolifération nucléaire) et surtout l'Afrique : pour l'instant le Niger et peut-être pourquoi pas Shinkolobwe en RDC ! CQFD ?

Je ne m'étends pas plus longtemps sur les conditions – rocambolesques – de l'éviction de Brinkley de la RDC. Le langage officiel est le suivant : le gouvernement congolais a lancé cet été une revue de tous les contrats miniers conclu entre 1995 et 2003 (une soixantaine au total) pour vérifier leur régularité et leur apport réel à l'économie congolaise (douce métaphore du pillage des ressources naturelles congolaises...).RDC3.pdf

Brinkley aurait ainsi perdu son contrat de Shinkolobwe car la société aurait bénéficié des activités « d'intermédiation » d'un « courtier minier » cité dans plusieurs rapports de l'ONU sur les violations de l'embargo sur les armes en RDC ou au Libéria...RDC2.pdf

Glissons donc rapidement sur les conditions d'élaboration du contrat......et concentrons-nous sur les possibles visées de la Chine sur le gisement d'uranium de Shinkolobwe.

Les lecteurs se souviendront certainement que ce gisement est très riche, à la fois en terme de réserves et en terme de teneur (=pourcentage d'uranium par kilo de minerai extrait). De plus, ce gisement n'est pour l'instant exploité – de manière industrielle et autorisée...- par personne et l'on peut dire sans trop se tromper que les infrastructures d'exploitation minière sont dans un état de délabrement avancé depuis la fermeture officielle de la mine en 1960, à la veille de l'indépendance de ce qui fut le Congo belge (voir la note précédente sur Shinkolobwe).

Shinkolobwe est donc – de nouveau ! - une mine à conquérir et à investir : Brinkley s'y est manifestement cassée les dents pour d'obscures raisons, la Chine va-t-elle réussir à s'implanter et exploiter l'uranium de cette mine ?

Le prêt chinois envers la RDC comporte une partie à rembourser en nature, en titres miniers principalement...bien entendu, les termes du contrat sont vagues (au moins pour le rédacteur de ce blog...) mais si les Chinois sont cohérents avec leur besoin de constituer un stock stratégique d'uranium d'ici 2020, le gisement de Shinkolobwe pourrait logiquement y contribuer.

Attendons donc la prochaine information venant démontrer cette hypothèse de main-mise chinoise sur Shinkolobwe...un internaute voudra-t-il se dévouer pour la fournir aux lecteurs de ce blog ?

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lundi 8 octobre 2007

Le général rebelle congolais Laurent Nkunda rompt la trêve!

KINSHASA (Reuters) - Le général rebelle congolais Laurent Nkunda annonce la révocation d'une trêve en vigueur depuis un mois dans la province de Nord-Kivu, en raison de ce qu'il a présenté comme des attaques répétées de l'armée gouvernementale.

"Il n'y a plus de trêve (...). Le gouvernement continue à nous attaquer (...). Nous nous sommes dits que nous n'allions pas rester les bras croisés pendant que des gens meurent. Nous devons réagir. Nous sommes des soldats", a déclaré Nkunda, contacté au téléphone par Reuters.


Cette annonce augure de nouveaux conflits et drames humanitaires au Nord-Kivu, foyer de tensions ethniques et d'affrontements entre l'armée régulière et des groupes de miliciens et de rebelles.

Le ministre congolais de la Défense, Chikez Diemu, a accusé Nkunda de vouloir "balkaniser" le pays. "Il joue un jeu dangereux. Maintenant il nous pousse vers la guerre", a-t-il dit, avant d'ajouter: "On l'attrapera comme une souris dans le petit trou où il est."

Le ministre a ajouté que la RDC allait appliquer en conséquence les mesures sécuritaires convenues avec ses voisins des Grands Lacs, Ouganda, Rwanda et Burundi, sans donner de détails.

A la suite de combats dans l'est de la République démocratique du Congo en août et début septembre, la Monuc (Mission des Nations unies au Congo) avait annoncé le 6 septembre l'instauration d'une trêve limitée entre l'armée et les forces de Nkunda, qui est d'ethnie tutsie.

De nouveaux affrontements ont cependant éclaté entre les deux camps jeudi dernier et au cours du week-end et, selon des sources militaires, ils continuaient lundi dans plusieurs secteurs du Nord-Kivu.

Des combats ont eu lieu dans le Parc national de Virunga, l'un des plus anciens d'Afrique, contraignant les gardiens de la réserve à fuir et mettant de nouveau en danger la petite population de gorilles.

POURSUITE DES COMBATS

La Monuc, qui compte 17.000 soldats répartis dans l'ancienne colonie belge, a déclaré suivre de près l'évolution des combats.

"Des combats sont en cours dans le district de Masisi. Ils ont lieu dans trois secteurs, dont Karuba et Ngungu, où il y en avait déjà eu", a déclaré à Reuters un porte-parole de l'Onu, P.K. Tiwari.

Nkunda, qui a dirigé en 2004 une rébellion pour défendre les Tutsis du Nord-Kivu, accuse le gouvernement de Kinshasa et l'armée régulière de soutenir les rebelles hutus rwandais - ennemis traditionnels des Tutsis.

Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR, en grande partie hutues) sont accusées d'implication dans le génocide de 1994, qui a fait 800.000 morts.

Mais le gouvernement du président Joseph Kabila dément soutenir les FDLR et a rencontré à plusieurs reprises des dirigeants d'Ouganda, du Rwanda et du Burundi pour évoquer les moyens de mettre fin au conflit dans le Nord-Kivu. Après avoir remporté les élections de l'an dernier, Kabila s'était engagé à pacifier l'est de la RDC, riche en ressources minérales.

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jeudi 26 juillet 2007

Concern over gorilla 'executions'


Some readers may find the enlarged image upsetting

Conservationists have expressed concern over the "senseless and tragic" killing of four mountain gorillas in the Democratic Republic of Congo.

The bodies of three females and one male were discovered by rangers earlier this week in the Virunga National Park.

Officials said the "executions" were not the work of poachers because they would have taken the bodies.

Since January, seven of the large apes in the region have been shot dead.

"This is a senseless and tragic loss of some of the world's most endangered and beloved animals," said Deo Kujirakwinja of the Wildlife Conservation Society's (WCS) Congo programme.

"This area must be immediately secured or we stand to lose an entire population of these animals," he added.

'Scare tactics'

The four animals belonged to a group of 12 gorillas, known to researchers as the Rugendo family, which was often visited by tourists.

Map (Image: BBC)

Because poachers would have sold the bodies as food or trophies, conservationists think the apes were killed by a group that was trying to scare wardens out of the park.

The IWC said the protected area was coming under increasing pressure from "outside exploitation", including the charcoal trade.

"Whatever the motive underlying this tragedy, the gorillas are helpless pawns in a feud between individuals," said Mark Rose, chief executive of Fauna and Flora International.

"We are deeply concerned about this incident, which follows more than 20 years of successful collaboration for mountain gorilla conservation."

A census carried out in 2004 estimated that 380 gorillas, more than half of the world's population, lived in the national park and surrounding Virunga volcanoes region.

The latest killings take the number of shootings in the area to seven. Earlier this year, two silverback male gorillas were shot dead in the same area of the park, while a female was killed in May.

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mardi 17 juillet 2007

"The bilions" of Mobutu will be back

Mobutu Sese Seko
Mobutu left his country in ruins
Swiss authorities say they are ready to return millions of dollars frozen in accounts held by Mobutu Sese Seko, the former Congolese leader.

Swiss Confederation President Micheline Calmy-Rey said her government is holding $6.6m in Mr Mobutu's accounts.

But this is far less than the billions of dollars the DR Congo government had believed was stashed away.

The Swiss authorities froze bank accounts in 1997 belonging to President Mobutu soon after he was ousted.

He died in exile not long after rebels led by President Joseph Kabila's father, Laurent, had taken over the country.

"We discussed the question of Mobutu's funds and my government is prepared to restore the money to the DR Congo as soon as possible," Ms Rey told reporters in the DR Congo capital, Kinshasa, after talks with Mr Kabila.

The BBC's Lubunga By'aombe in Kinshasa says the newly elected government's interest has waned after establishing it was less than the amount they had hoped for.

Initial reports had indicated that the late dictator had stashed billions of dollars embezzled from the government treasury in Swiss accounts.

In 2001, items auctioned from his luxurious villa in Switzerland netted $100,000.

The late Congolese leader's son, Nzanga Mobutu, is the agriculture minister in President Kabila's government.

In the past, Switzerland has come under criticism for its role as a money-laundering centre, prompting the government to impose stiffer banking rules.

Two years ago, the Swiss returned some $500m to Nigeria that had been held in accounts owned by the later military leader, General Sani Abacha.

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jeudi 24 mai 2007

DR Congo rebel threat to gorillas





Rebels have attacked a nature reserve in eastern Democratic Republic of Congo, killing a ranger and critically injuring three, say conservationists.

Some 200 Mai Mai militia fighters attacked three observation posts in the Virunga National Park.

They are threatening to kill a rare group of mountain gorillas if the authorities come after them.

WildlifeDirect director Emmanuel de Merode said the Mai Mai attack may be a reprisal for a government clampdown.

"Our understanding is that this was a deliberate attack on the Congolese wildlife authorities," he told the BBC's Focus on Africa.

Gorilla in Kahuzi-Biega National Park in DR Congo. Born Free Foundation
Almost 100 rangers in Virunga have died protecting the gorillas

Hutu rebels and Mai Mai fighters have sought sanctuary in recent years in the park, during a long conflict that has led to some four million deaths.

But there has been a recent attempt to drive out and demobilise the remaining militias in the east.

Mr Merode said there were two important guerrilla populations who have been under attack since the beginning of the war.

"The efforts of the Congolese rangers to protect these have been quite successful but at a huge human cost."

"Over 97 rangers have been killed in Virunga National Park since the war started in 1996," he said.

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samedi 17 mars 2007

Faune sauvage en péril


Faune sauvage en péril
samedi3 mars 2007 par Daniel Lobé Diboto

Aliette Jamart et sa nouvelle protégée

la jeune Youbi et sa blessure à la tête
Le Congo a ratifié de nombreux accords de protection de la nature et en particulier la Convention de Protection des Grands Singes. Ceux-ci, gorilles et chimpanzés sont en théorie intégralement protégés. Aliette Jamart, présidente fondatrice de l’Association HELP Congo œuvre depuis près de vingt ans à la protection de ces animaux, les plus proches cousins de l’homme, dans son site de Conkouati (www.help-primates.org). De fait elle constate sur le terrain que ces accords restent théoriques et que le braconnage continue, comme le prouve la mésaventure de Youbi, jeune chimpanzé femelle blessée après que sa mère ait été tuée par des braconniers parfaitement identifiés. Les contrevenants n’ont guère été inquiétés par les autorités au-delà d’un procès verbal qui ne porte que leur n° de carte d’identité. Aliette Jamart nous a alertés sur le cas de cet animal qu’elle vient tout juste de recueillir et qui n’est qu’un exemple parmi tant d’autres
D’aucuns nous diront qu’il est bien futile de s’occuper de la faune quand les hommes souffrent au Congo. C’est faire fi du fait que la faune est partie intégrante du patrimoine de la Terre au même titre que l’homme, et qu’elle possède des droits elle aussi.
Daniel Lobé Diboto : Madame Aliette Jamart, depuis combien de temps êtes vous dans la protection de la faune ?
Aliette Jamart : J’ai commencé en 1989, à Pointe-Noire.
DLD : Dans quelles circonstances ?
AJ : Suite à la rencontre d’un chimpanzé qui était détenu par un européen décédé. Ce chimpanzé a été déposé au zoo de Pointe-Noire et lorsque je m’y suis rendue, j’ai été aspirée par la protection de la faune.
DLD : Aujourd’hui vos activités se sont considérablement étendues, le monde entier vous connaît. Que signifie Conkouati pour vous ?
AJ : Conkouati est l’endroit où j’ai relâché mes chimpanzés. Certains Vivent encore en semi liberté dans des îles et d’autres on été réintroduits vers la réserve de Conkouati, classée parc national depuis 1999.
DLD : Peut-on avoir une idée du nombre des chimpanzés que vous avez ?
AJ : Parlant des chimpanzés relâchés, nous en avons relâché une quarantaine, il m’en reste en ce moment treize sur les îles. C’est une population que nous aimerions relâcher en pleine nature, mais les circonstances actuelles nous font craindre pour leur survie.
DLD : Comment arrivez-vous à protéger ces chimpanzés ?
AJ : Pour les protéger il faut être présents. Depuis le 28 août 1991 où je suis arrivée à Conkouati avec dix huit chimpanzés, nous avons été présents sur le site, jour et nuit, 24 h / 24 h, jours, fêtes et dimanche, temps de paix, temps de guerre.
DLD : Vous avez une base à Conkouati, vous avez donc du personnel à gérer, il faut de l’argent pour soutenir cette action. Comment faites-vous ?
AJ : Oui la base à Conkouati congolais et expatriés oeuvrent conjointement à la bonne marche de l’association. J’ai puisé longtemps dans ma poche, j’ai un peu moins à le faire maintenant parce que des gens se sont intéressés à notre travail. C’est devenu un projet de grande envergure qui est connu de l’extérieur, ce qui nous a permis d’obtenir des aides. Nous faisons venir des bénévoles qui doivent supporter leurs billets d’avion, nourriture et manuscrit. C’est-à-dire qu’ils nous donnent une certaine somme, une nourriture de base, une gestion du terrain avec des produits d’entretien, voilà comment nous tournons. Des fondations françaises comme la fondation Brigitte Bardot nous aident en nous apportant des soutiens considérables. Je les en remercie beaucoup. Nous recevons aussi quelques dons de particuliers. Ces aides sont importantes mais elles ne peuvent actuellement couv=rir la totalité de nos besoins. La tâche est difficile, compte tenu qu’en Afrique Centrale, Congo compris, le braconnage bat son plein. Les sanctuaires de chimpanzés foisonnent et le mot est juste ; foisonnent. Il est en effet très difficile de résister à l’appel des yeux d’un bébé chimpanzé braconné en train de mourir. Une fois qu’on a mis le doigt dans l’engrenage c’est pour la vie. On y laisse tout, sa vie de famille, ses amis, on ne pense plus qu’à ça. Le gouvernement ne se soucie guère de nous, gens sans formation universitaire se consacrant à la protection de la faune par simple amour. Nous excédons les pouvoirs publics car n’étant pas formés en dehors du terrain, nous avons tendance à être excessifs. Nous ne comprenons pas pourquoi ça ne marche pas alors que nous faisons tout pour que ça fonctionne. Si on nous donnait les moyens d’avancer ça irait mieux. Pourquoi alors les dispositifs de régulation et de contrôle existant demeurent-ils inefficaces ? Pourquoi à la barrière de contrôle des Eaux et Forêts de Madingo-Kayes ne trouve-t-on pas d’agents à pied d’oeuvre ? On trouve de la viande de brousse sur les étals du grand marché, au mépris du risque EBOLA, les contrôles sont donc inopérants.
DLD : Madame Jamart, un bébé chimpanzé a été recueilli à Youbi, ( poste de contrôle des écogardes du PNCD). Comment ce bébé chimpanzé est-il parvenu chez vous ?
AJ : J’ai été appelée dimanche soir par la Direction du WCS et l’interpellation a eu lieu à Youbi, Les conditions météorologiques ne permettant de se déplacer la nuit, j’ai simplement demandé si les braconniers avaient été arrêtés et si un procès verbal a été fait en bonne et due forme. Ce bébé a été récupéré le lundi matin par le véhicule de WCS (World Conservation Society), il est arrivé blessé et complètement déshydraté au sanctuaire HELP. Force est de constater que tous les animaux qui arrivent dans les mains des braconniers sont dans cet état. Je ne sais pas d’où vient cette habitude de ne pas donner de l’eau aux animaux : que ce soit des animaux domestiques ou de la basse cour, l’eau semble vraiment superflue.
DLD : Combien de chimpanzés vous arrivent dans cet état ?
AJ : Nous avons arrêté de prendre des chimpanzés dans ces conditions, mais de temps en temps je craque et j’en prends un, en espérant qu’un jour la loi sera appliquée. Le gros problème à l’heure actuelle c’est que malgré le statut de protection intégrale des gorilles et des chimpanzés, les braconniers ne sont jamais inquiétés. A ce rythme là, les grands singes auront disparus dans les prochaines décennies.
DLD : Maintenant qu’on parle de la protection des grands singes à travers le monde, pensez-vous que le Congo est vraiment impliqué ?
AJ : Je sais que le Congo a signé une convention sur la survie des grands singes, mais malheureusement sur le terrain, j’entends parler des activités de substitution et alternatives. Pour moi ces deux vocables ne concernent que des hommes qui n’ont jamais travaillé, et qui n’ont d’ailleurs pas envie de travailler. Les braconniers se promènent dans la forêt en posant de nombreux pièges qu’ils lèvent quand ils ont le temps. Ne parlons pas de l’état du gibier qu’ils rapportent, souvent complètement pourri, je dis bien pourri, photos à l’appui. Ce gibier en phase de décomposition est quand même fumé et vendu sur les marchés de la place, alors que la commercialisation de la viande de brousse est interdite et que la viande ne doit pas sortir du village. Vraiment je ne sais pas si un jour on pourra parler de l’application de la loi, il y a du travail à fournir avant d’en arriver là.
DLD : Face à ce constat de désolation êtes-vous inquiète pour la faune congolaise ?
AJ : Oui, je suis très inquiète car malgré la signature des mesures de protection, les grands singes sont en danger. Maintenant c’est à mon tour de vous poser des questions. En tant que journaliste congolais bien connu, il serait peut être bon que vous vous rapprochiez des Eaux et Forêts pour leur poser la question de savoir pourquoi il y a ce malaise ? Comment le sanctuaire de Tchipounga compte plus de cent trente chimpanzés captifs ? A quel moment ça a commencé à dérailler et que comptent ils faire pour redresser la machine ?

Daniel Lobé Diboto : Soyez rassurée Madame Jamart, nous avons la matière, nous nous rapprocherons des Eaux et Forêts. Et surtout merci pour ce monitoring d’enquête, nous vous promettons que nous allons faire quelque chose dans ce sens.
AJ : Merci beaucoup et bonne chance.

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